Couteaux Design

Matali CRASSET

souci du confort

avec sa chevelure «coupe au bol» et son désir de rendre la vie quotidienne plus confortable, Matali Crasset s’est imposée dans le monde du design international, jusque dans les couteaux Laguiole.

Au départ, cette designer industrielle originaire de Châlons-en-Champagne s’appelle Nathalie et est prédestinée à une carrière dans le marketing. Elle se réoriente et poursuit ses études à l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle de Paris. Désireuse de lancer sa carrière, elle se rapproche du grand designer italien Denis Santachiara, avec qui elle collabore pendant huit mois, puis de Philippe Starck, alors directeur artistique de Thomson Multimédia, pendant cinq ans. Forte de cette expérience acquise auprès des plus grands, elle crée sa propre entreprise, matali crasset Production, en 1998. Commence alors pour elle tout une série de projets d’architecture intérieure et de scénographie de mobiliers : l’agence de publicité parisienne Red Cell, l’hôtel Hi à Nice. Elle se met à travailler avec des grands noms de l’électroménager et du HI-FI, crée des meubles et des luminaires qu’on peut observer au Centre Pompidou, au musée des Arts décoratifs et au MOMA, à New York. Son style est trouvé : l’alliance du beau, de l’utile, de l’agréable et du confort pour une appropriation optimisée de l’espace et des objets. En 2006, elle est récompensée pour son travail quand elle est élue créatrice de l’année au Salon du meuble de Paris. En collaboration avec FORGE DE LAGUIOLE, elle dessine à son tour un couteau. Destinée au grand pâtissier Pierre Hermé, cette pelle à dessert intelligente et on ne peut plus pratique jouit d’une double fonction : elle coupe le gâteau et sert la part.

«Pendant longtemps j'ai cherché l'instrument idéal pour partager et servir mes gâteaux. Matali Crasset l'a imaginé puis l'a très joliment dessiné. Merci Matali.» Pierre Hermé

«Quand Pierre Hermé m'a proposé de dessiner un couteau à dessert, j'ai d'abord réfléchi la gestuelle. Couper dans un premier temps puis servir. Le projet permet de fluidifier le passage de l'un à l'autre. Après la coupe, je tourne le manche dans la paume de la main, la forme du manche m'y invite et le couteau devient pelle.» Matali Crasset