L'origine du couteau de LaguioleL'origine du Laguiole

...L'ancêtre du Laguiole : 
une petite lame toute simple emmanchée d'un bout de bois naïf. 


Un couteau issu de la nuit des temps, les forgerons de Laguiole l'appelaient le "CAPUCHADOU"...  Les origines "Quand venait la saison mauvaise, les travailleurs de chez nous partaient louer leurs bras en Catalogne.
De retour au Pays, ils tiraient de leur poche la fine Navaja d'Espagne objet de convoitise et d'inspiration."

1829 premiers couteaux pliants laguioles

M. Casimir-Antoine Moulin est le premier coutelier forgeron à s'installer à Laguiole (il s'installera en tant que coutelier en non plus en tant que taillandier).

 

M. Glaize installe sa coutellerie et sa forge rue du Valat à Laguiole.

Le premier couteau fermant a être produit à Laguiole, dès ces premières années, sera le LAGUIOLE DROIT, un couteau à mouche sans décor, avec un ressort à cran forcé. Le manche, en os ou en ivoire, se termine recourbé en «bec de corbin» (forme du bec d’un oiseau). La lame est de forme bourbonnaise à pointe centrée. Le modèle « Laguiole droit » sera fabriqué sur Laguiole jusqu'en 1900.

1840 Le Laguiole droit doté d'un poinçon

Au fil des ans, Pierre-Jean Calmels perfectionne son art et ne tarde pas à imposer son couteau pliant, en y ajoutant dès 1840, un poinçon pour répondre aux besoins des bergers et des éleveurs.

1850 - 1860, la forme actuelle du couteau de Laguiole apparaît et s'affine progressivement. La lame devient de forme yatagan, le manche épouse une courbe élégante.

Depuis les années 1820

tous les couteliers de Laguiole ont forgé les lames et les ressorts de leurs couteaux « à la main». L'acier feuilleté venait des Pyrénées et du Tarn.

Autrefois, la forge était installée dans l'arrière boutique. Les lames étaient amenées au tranchant à l’aide d’une petite meule entraînée par un chien. Les lames étaient trempées (pour leur donner la dureté) dans l'eau froide et volcanique de «La Violette» (source locale).Les couteaux étaient montés à la lumière du jour en devanture de l'atelier. Chaque atelier de coutellerie avait un effectif variant entre 3 à 7 personnes, dans des locaux très exigus. Tous les couteaux fabriqués à Laguiole étaient à cette époque des couteaux de type plein manche en corne d’Aubrac ou en os, matières abondantes dans cette terre d'élevage, ou en ivoire pour les couteaux plus précieux.

 1880 le Laguiole devient sommelier

En 1880, les premiers couteaux de Laguiole 3 pièces (avec poinçon et tire-bouchon) sont présentés à la clientèle. En 1880, le Laguiole s’enrichit d’une troisième pièce : le tire-bouchon. Son apparition demeure liée à la vente du vin en bouteilles dans la société urbaine, mais également à la demande des Aveyronnais partis à la conquête des cafés parisiens. Patrons et garçons de café restèrent fidèles à leurs traditions et éprouvaient de la fierté à sortir le couteau trois pièces de la poche de leur gilet.

 

 

1900 Le couteau de Laguiole s’embourgeoise

Les premiers décors ornent alors les ressorts.  La mouche du couteau de Laguiole sera dotée d'une fleur. Le dos du ressort sera décoré par des motifs triangulaires épais alternés. Les couteaux de Laguiole seront entièrement façonnés et décorés à la lime.

  

 

En 1900, la fabrication de couteaux est à son plus haut niveau et emploie 30 personnes à Laguiole.

La même année, à l'Exposition Universelle de Paris les couteliers Pagès et Calmels recevront une Médaille d’Or. En l’espace d’une dizaine d’années les couteliers de Laguiole seront honorés d’une vingtaine de médailles pour la qualité de leurs couteaux.

 

 

 

En 1909 apparaissent les premiers décors avec une abeille à la place du motif floral. Les manches en ivoire sont sculptés en forme de pied de cheval, queue de crotale, bélier, papillon, trèfle... La Belle Epoque et l'Art Nouveau verront fleurir de nombreux couteaux avec des manches en ivoire sculptés avec des têtes de personnages (Napoléon, Jeanne d'Arc, Vénus). Certains modèles auront un décor gravé de feuillages dont la ciselure était extrêmement fine.

Le premier conflit mondial (1914-1918) entraînera la disparition de l'effectif ouvrier à Laguiole. A partir de la fin de la guerre, une partie des couteaux de Laguiole sera produite à Thiers.

Dès les années 1960, la clientèle paysanne du couteau de Laguiole est en diminution, la production artisanale de beaux couteaux est infinitésimale et au tout début des années 80, il ne se fabrique pratiquement plus un couteau à Laguiole.

1987 Retour des laguioles en Aubrac

En 1985, une équipe d’élus du plateau de l’Aubrac  et de passionnés favorise le retour de la fabrication du couteau de Laguiole dans son  berceau : c’est la naissance de la FORGE DE LAGUIOLE qui concrétise ce rêve en 1987.